Suspension de l’UFC aux travaux de la CENI : Jean Claude Homawoo refuse de pratiquer la politique de la chaise vide

L’Union des Forces du Changement (UFC) a décidé depuis le samedi dernier de suspendre la participation de ses représentants aux travaux de la CENI. Mais contre toute attente, M. Atsou Homawoo, refuse de suivre les consignes de son parti, l’UFC, et entend poursuivre sa participation dans les débats de l’instance chargée d’organiser les élections.

Suite à la demande formulée par l’UFC, à savoir la reprise du processus de recensement électoral, laquelle est restée lettre morte, l’instance dirigeante du parti, a décidé en fin de semaine dernière le rappel provisoire des ses membres aux travaux de la CENI. Au lendemain de cette décision, l’on a pu constater la présence de M. Jean Claude Homawoo, membre de l’UFC et vice president de la CENI. Cette présence qui s’entend à priori  comme un refus de l’intéressé à obéir à son parti, contribue un peu plus à compliquer les affaires au sein de l’UFC qui peine à retrouver sa grande cohésion depuis que la maladie a mis en état d’invalidité pour la course à l’élection présidentielle Gilchrist Olympio. Dans une déclaration à la presse, Homawoo a affirmé qu’il ne quittera pas la CENI d’autant plus que le candidat de l’UFC qui n’est autre Jean Pierre Fabre est toujours en course pour la présidentielle du 04 mars.  Toujours dans le même sillage, il a laissé entendre que : «  je prendrais part à tous les travaux de la CENI en tant que technicien de l’UFC. Si le president national du parti me demande de quitter la CENI alors je quitterai »

A propos de Jean Pierre Fabre, le vice president de la CENI a avoué qu’il ne cautionne pas ce que le bureau de son parti a fait et par conséquent il considère que Gilchrist reste et demeure le candidat légal du parti. Ce droit a-t-il poursuivit, a été accordé à Gilchrist par les militants du parti. Voila, une énième épopée qui vient allonger la diversion des vues au sein de l’UFC. Mais au delà de ce fait banal, il y a lieu de s’interroger sur la structure du parti lui-même. Est-il réellement un parti politique organisé et structuré ou bien est-il seulement un club des amis qui gravitent au tour du vieux leader ? Cette épisode est là pour servir de réponse. Quand un membre d’un parti refuse d’obéir au bureau de son parti, ça on le qualifie d’acte de rébellion. Que cet incident serve de leçon à l’UFC afin qu’il révise non seulement sa politique mais aussi les bases fondamentales du parti. Les hommes (fondateur, dirigeants ou militants) sont appelés à passer mais le parti est à se pérenniser. Il en va de l’intérêt supérieur de la nation. Dans le cas échéant, il serait désolant de voir un jour que ce genre de comportement se transpose dans la gestion des affaires du pays si demain ou bien plus tard, le peuple arrive à confier à ces leaders la direction du pays. De grâce, messieurs les politiciens, ne faites plus du Togo, une exception démocratique dans le monde.
A bon entendeur, salut !

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